Arette la Pierre Saint Martin

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Historique

Comme en attestent les très nombreuses constructions mégalithiques* recensées à la Pierre Saint-Martin ainsi que les vestiges retrouvés dans des grottes qui furent jadis habitées*, Arette est une commune qui fut occupée dès la période préhistorique et protohistorique.

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Bien plus tard vont apparaître tout le long de l’itinéraire qui relie le village à la Pierre Saint-Martin de nombreuses positions fortifiées (appelées castéras) bâties sur les sommets pour en assurer la surveillance. L’exceptionnelle densité de ces castéras par rapport à ceux de la vallée d’Aspe voisine s’explique peut-être par le fait que les deux routes menant à l’Espagne étaient utilisées par des populations différentes et hostiles. Les Romains tenant la vallée d’Aspe alors que les Aquitains insoumis dominaient la vallée de Barétous. Ces castéras seraient alors des constructions préromaines.
Ces camps retranchés ont-ils continué à jouer un rôle défensif après l’an 1000 de notre ère ? Ce pourrait être le cas du Murau (murailles en béarnais ou murs hauts) de Lagrave qui domine la route d’Aramits. En 1538, il portait encore le nom de « la motte de Castillou » (petit château). Quant aux nombreux autres camps, ils sont tous répertoriés sur la carte de Cassiny du 18ème siècle mais rien dans leurs appellations ne suggère une activité médiévale.*

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Vers l’an 1000, la vallée de Barétous fait territorialement partie de l’éphémère vicomté d’Oloron. Plus tard, lors de la renaissance du diocèse, Barétous est à nouveau intégré à celui d’Oloron. Après le For de Barétous datant des environs de 1225, Arette bien que située en fond de vallée est déjà le village le plus peuplé de Barétous, ce que confirme le dénombrement de Gaston Fébus en 1385, où 58 familles sont recensées, ce qui correspond à environ 260 habitants (1foyer = 4,5 personnes)*
Dix ans plus tôt avait été conclu le traité de paix appelé « Tribut des trois vaches » ou « Junte de Roncal » entre les représentants de Barétous (France) et ceux de Roncal (Espagne). Depuis, ce traité est chaque année renouvelé, le 13 juillet, autour de la borne 262 située à la Pierre Saint-Martin. C’est aujourd’hui le traité européen le plus ancien encore en vigueur et nous vous invitons à lire le chapitre consacré à ce temps fort de la vie de la commune dans la rubrique qui lui est consacrée.
Presque deux siècles plus tard, notre commune se retrouva à feu et à sang lors des guerres de religions où François de Béarn Bonasse, propriétaire de l’abbaye laïque (le château), catholique convaincu, s’opposa violemment à Jeanne d’Albert, mère d’Henri IV, qui souhaitait introduire le protestantisme en Béarn. L’église et le château d’Arette en firent les frais lors des incendies de 1569 ainsi que, malheureusement, de nombreuses archives. Cela n’empêcha pas Henri d’Aramits, mousquetaire protestant, immortalisé par Alexandre Dumas, de venir chercher, en 1652, son épouse Jeanne de Béarn Bonasse au château d’Arette reconstruit.
C’est à cette date qu’une terrible épidémie de peste fit de nombreuses victimes dans notre commune. Quelques croix disséminées ça et là témoignent encore du traumatisme subit.

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Plus d’un siècle plus tard, en 1774, c’est le cheptel béarnais, dont les 4/5 disparurt suite à une épizootie qui fit sortir notre vallée de l’anonymat dans lequel elle était entrée. En effet, grâce à des mesures de huit clos la race des vaches locales survécut et l’ensemble du cheptel béarnais décimé fut régénéré. Ainsi donc les vaches de notre blason peuvent s’enorgueillir d’avoir sauvé la race béarnaise connue sous l’appellation de barétonne à travers tout le pays.
En 1813 : Nouvelle épreuve pour la vallée de Barétous et plus particulièrement pour Arette. Comme sur toutes les voies de passage possibles vers l’Espagne est projetée par Napoléon la construction d’ouvrages fortifiés pour tenter d’arrêter une éventuelle invasion de l’ennemi. C’est ainsi qu’à Arette, le projet d’un fort est envisagé à l’entrée du quartier La Mouline. Comme d’habitude, on fait appel à la réquisition des travailleurs et des matériaux. Mais les conditions sont tellement mauvaises que, de désordres en malentendus, ce travail ne sera jamais terminé. Demeurera de cet épisode l’appellation d’un lieu dit « le pont du fort ».
1908-1909 : Le fondateur de la spéléologie moderne, Edouard Alfred Martel, réalise deux campagnes d’exploration dans le massif de la Pierre Saint-Martin. Accompagné de plusieurs camarades et de porteurs, il ne peut aller très loin en raison d’un matériel trop sommaire et des difficultés rencontrées devant de grandes verticales.
1914-1918 : Arette paie un lourd tribut à la nation avec 81 victimes inscrites au monument aux morts commémorant le souvenir de la grande guerre.

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13 août 1952 : Marcel Loubens est victime d’une chute dans le massif souterrain de la Pierre St-Martin. Après une agonie de 36 heures, il décède ,faisant découvrir la spéléologie et ses dangers à la France entière. Pour en savoir plus, nous vous invitons à découvrir la rubrique « l’aventure spéléologique ».
1961 : La commune, après avoir transformé une route forestière en véritable route de montagne installe trois téléskis sur les pentes de la Pierre Saint-Martin, à 1650 m d’altitude.
1964 : Sur demande de la commune, le département rachète les terrains et les installations de ski existantes et décide de réaliser un véritable plan d’aménagement de la station.
13 août, 1967 : Un violent séisme de magnitude 5,8 endommage gravement le village d’Arette. Par miracle, une seule victime est à déplorer ainsi qu’une douzaine de blessés. Depuis, Arette est devenu un centre sismologique qui enregistre les secousses telluriques* qui se produisent de temps en temps sur la commune ou à proximité. Lire la rubrique « Le séisme d’Arette et sa reconstruction ».
La commune est rentrée dans l’ère moderne lors de sa reconstruction, et plus encore lors d’investissements conséquents à la Pierre Saint-Martin dont l’ensemble du domaine skiable a été remodelé à partir de 2008.
Le 14 juillet 2015, Arette entrait par la grande porte dans l’histoire du Tour de France en assistant à la victoire de Christopher Froome, vainqueur de l’étape Tarbes/La Pierre Saint-Martin et auteur d’une performance de haut vol qui lui permettait de remporter, quelques jours plus tard, la grande boucle.



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